Entrer dans le rythme de la mission

Après avoir connu l’effervescence du départ, déménagement, préparation du bus, préparation des enfants, gestion des médias, nous voici dans une nouvelle phase.

Rentrer dans le rythme de la mission se fait en douceur. Déjà 15 jours que nous sommes partis, et nous nous adaptons, jour après jour. Le huitième membre de la famille, notre bus Bulysse, nous met dans son rythme. Il a du nous entendre quand nous avions évoqué le fait de faire trois heures maximum de route tous les trois jours. Jusqu’à présent il ne nous a jamais permis de faire une minute de plus. D’ailleurs, en allant vers l’est, le terrain est moins plat et Bulysse fatigue souvent après une heure de montées et descentes (il préfère les descentes ;-).

Nous aimerions régler ce problème et nous nous efforçons de chercher des conseils dans des groupes spécialisés sur Internet et un garage compétent.

Nous nous adaptons en nous arrêtant à chaque fois qu’il le demande. Et cela n’est pas sans nous déplaire. Nous découvrons ainsi de belles bourgades allemandes, des villages médiévaux, des château en ruines.

En Allemagne, durant la crise COVID-19, nous avons développé de nombreux partenariats avec des écoles françaises qui avaient besoin de support de jeunes services civiques.

Durant cette période estivale, de nombreuses écoles ont leurs activités au ralenti. Pas de spectacle de marionnettes possible pour Opale, pas de contacts de Maya avec d’autres jeunes enfants, pas de rencontre d’adolescents pour nos deux grands et parfois une vraie difficulté à rencontrer les partenaires déjà parti en vacances. Qu’à cela ne tienne. Nous visitons les écoles avec les équipes des secrétariats ; nous contactons les directions par téléphone et nous effectuerons l’analyse d’impact ainsi.

Quel plaisir que d’entendre nos partenaires enthousiastes sur le support que nous leur apportons. Ils reconnaissent la grande efficacité de nos jeunes volontaires français. Dans cette période où il a fallu s’adapter, les jeunes ont pu prendre en charge des enfants à besoins spécifiques. Ils ont plus, de chez eux quand le confinement le demandait, faire de la continuité scolaire une réalité et particulièrement pour les plus fragiles.

Quel plaisir que d’entendre nos partenaires nous évoquer l’élan de fraîcheur que cela a amené dans leurs équipes. La plupart des partenaires que nous avons visité, non seulement renouvellent l’expérience du service civique mais également augmentent leur capacité d’accueil pour plus d’impact encore.

Il arrive que certains jeunes aient du mal à rentrer dans le rythme de la vie active. Se lever tôt, faire cinq missions sur 24, 30, 35 heures, cumuler leur service civique avec des études parfois ou avec un petit travail quand c’est nécessaire financièrement.

Les enfants aussi s’habituent petit à petit à ce rythme. Ils occupent leur espace, trouvent leurs rituels, aiment découvrir pour certains ou préfèrent rester dans leur chambre pour d’autres. Certains dorment à chaque fois que je roule, quand d’autres viennent me rejoindre, proche du poste de conduite. Toujours, indéfectible, Astrid est proche de moi, car elle sait que le bus peut connaître des pannes et qu’il faudra alors agir vite pour sortir tout ce petit monde derrière la rambarde de sécurité.

Bizarrement, nous ressentons le besoin de se reposer. Peut-être est-ce lié au stress d’une nouvelle panne ? Le fait d’être en Allemagne, pays si proche de la culture française fait que nous avons hâte de rejoindre des pays plus différent. La République tchèque en fera partie. Mais ce sera dans quelques jours, semaines…selon les choix de Bulysse. On verra.

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