Et pendant ce temps là…

Après que le moteur ce soit enflammé, une fois les émotions passées, après avoir débriefés ensemble sur nos actions, ce que nous avons fait, ce que nous aurions pu faire, nous envisageons la suite.

L’assurance nous propose tout de suite trois options :

  1. Première option : nous rapatrier en France, à leurs frais et faire revenir une personne (le chauffeur) une fois que le bus sera réparé.
  2. Deuxième option : nous financer 5 nuits d’hôtel sur place.
  3. Troisième option : Nous envoyer à la ville suivante de notre projet : Prague. Et faire revenir le chauffeur une fois que le bus sera réparé.

Pour décider, ils nous conseillent une bonne nuit de repos.

Rentrer en France ? Nous n’avons plus de maison. Nous avons loué notre maison pour 14 mois, permettant ainsi en partie le financement du projet.

Nous écartons assez vite cette première option. La mission continue. Ce n’est pas un petit incendie qui va nous stopper dans notre élan.

Oui, il nous faudra quelques jours dans cette partie de l’Allemagne pour pouvoir gérer la mise au garage du bus, accompagner les garagistes afin de leur expliquer comment fonctionne notre éco-bus.

Repartir ? Oui bien sûr nous irons en République Tchèque, comme prochaine étape. Mais il nous faut gérer la question du logement sur place, n’ayant plus notre maison ambulante.

Nous décidons donc de faire des pieds des mains pour retrouver notre bus avant qu’il soit au garage et pour pouvoir dormir dedans. Ces quelques jours gagnés nous permettent de gérer le transport du bus vers un garage Mercedes-Benz.

Ce ne seront pas nos plus belles journées du voyage : nous sommes loin de tout, dans une zone industrielle. Première boulangerie à 12 km. Devant les locaux du ferrailleur. Avec des centaines de mouches qui envahissent notre espace.

Tous les jours nous partons en vélo chercher à manger pour la journée. Cela nous évade de cet endroit nauséabond. Cela occupe nos journées entre deux appels vers l’assurance.

Nous découvrons en long, en large, et en travers le petit village d’Amberg.

Un homme, français, entrepreneur proche de la retraite, Alain, nous facilite ces moments compliqués. Il nous permet d’accéder à l’eau via un robinet extérieur de son entreprise. Il va nous chercher le premier matin du pain pour le petit déjeuner. Il essaye de négocier avec le dépanneur certains avantages qui nous rendraient la vie bien plus facile.

Une fois l’accord de l’assurance obtenu pour le remorquage, après une semaine d’âpres négociations, les choses vont s’enchaîner tranquillement et simplement.

Nous amenons Bulysse chez le réparateur. Nous voyagerons avec les moyens du bord. Nous préparons nos sacs à dos, avec le stricte minimum.

Nous nous mettons en mode camping sauvage, comme nous avons l’habitude de le faire chaque été (depuis sept ans, nous passons une partie de l’été à traverser la France, en marchant. Camping sauvage. Projet : 7 En Marchant).

Ce sera un montage de tente tous les jours, cuisine au réchaud à gaz, transport de nos affaires et de l’eau pour la journée.

Voici le moment du départ. Nous sommes tout excités.

En avant !

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