Podcast 1 : La genèse du projet Odyssébus

 

 

Découvrez le podcast co-produit par l’ONG International Impact et la Webradio Allo la planète :

Dans ce premier épisode, Astrid et Jean-Christophe Crespel expliquent la genèse du projet Odyssébus. Pourquoi l’avoir monté ? Qui a eu l’idée et quand ? Découvrez les réponses dans ce premier épisode.

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Le Web Radio « Allô la Planète » et L’O.N.G. « International impact » vous présentent la Mission Odyssébus.

Mais qu’est-ce que c’est ? De quoi s’agit-il ? C’est quoi donc ? Pardon ? Je n’ai pas compris.
Dis, tu nous expliques ?

Odyssébus, c’est une mission familiale dans un bus à impériale. Durant 14 mois, découvrez ses 3 volets : Solidaire, Écoresponsable et pédagogique.
Retrouvez-nous sur « Allo la Planète », tous les mardis 8 :00, mercredi midi et samedi 18 :00.

Premier épisode : La Genèse du projet.

JC : Bonjour Astrid

Astrid : Salut JC, bonjour à tous.

JC : Alors dans ce premier épisode, on va décrire la genèse du projet. Est-ce que tu te souviens comment l’idée de ce projet est née ?

Astrid : Oui, oui, je m’en souviens bien. Il y a 20 ans, on s’est rencontrés en Asie, à Bangkok. J’étais volontaire dans une ONG et toi, tu réalisais déjà un tour du monde humanitaire avec un ami. Et quand on a décidé de passer notre vie ensemble et de se marier, on voulait déjà repartir à l’autre bout de la planète. Notre rêve était de faire le tour de la Méditerranée en van Volkswagen.

JC : Ah oui, à l’époque on n’avait pas encore nos enfants. Et puis on en a eu 1, puis 2, puis 3, puis 4 et enfin 5. Alors à 7 : impossible de partir dans un véhicule si petit.

Astrid : Oui et puis la situation géopolitique ne permettait plus de faire ce tour. Les drames en Syrie, la situation chaotique en Libye.

JC : Oui, il fallait qu’on trouve une autre destination.

Astrid : Et puis, les enfants ont grandi, chacun avec des besoins spécifiques. Il fallait nous faire aider par des orthophonistes, des ergothérapeutes, des AVS, des psycho-motriciens. C‘est assez incompatible avec la mobilité.

JC : Oui, on a repoussé l’idée, mais on gardait tout de même ça au fond de nos têtes.

Astrid : Il y avait aussi le fait que j’ai créé mon entreprise de chapeaux et de bijoux et que j’ouvrais une boutique de créateurs dans la ville où on habite à Herblay-Sur-Seine.

JC : Oui et moi j’avais créé l’ONG International Impact qui succédait à ce tour du monde solidaire. J’avais été directeur dans des grandes ONG puis j’avais décidé de créer une ONG pour mieux gérer les impacts sociaux, économiques et environnementaux de nombreuses petites ONG. Donc j’avais décidé de créer une ONG support qui aller les autres ONG justement à se développer.

Astrid : Et puis, un jour, je regardais la télévision et j’ai vu un reportage sur une famille qui était partie en autocar. Le projet s’appelait My Tiny School (https://www.mytinyschool.com/) et je trouvais l’idée super chouette et cela m’a donné envie de repartir dans un projet familial.

JC : Alors entre-temps on vivait notre propre aventure, en marchant tous les étés et en traversant la France à pied. Donc on a appelé notre projet « 7 en marchant » avec le chiffre 7 pour symboliser les 7 membres de la famille. On s’était donc tous habitués à marcher, à bivouaquer, à vivre de manière assez spartiate, assez simple finalement.

Astrid : Oui alors dans un bus, c’était vraiment le confort assuré.

JC : Toi, tu as eu l’idée du car et moi, je me souviens que j’ai eu l’idée du fait qu’il ait deux étages. On avait le choix : soit un car à un étage, mais du coup, il y avait de grandes soutes. Donc c’était pratique pour mettre plein de choses, soit un car à deux étages. Donc là, il y avait moins de soutes ou quasiment plus de soutes, mais on avait plus de places pour nous. Et déjà nos ainés avaient 16 ans et 14 ans et ils avaient besoin de leur espace propre, de leur intimité. Donc on a opté pour un bus à impériale. Même si on savait déjà qu’il serait forcément plus haut et donc que ce ne serait pas toujours facile pour la mobilité.

Astrid : Oui c’est vrai. Et puis, ce qui était important pour nous, c’était que ce projet ait du sens. Et de mettre l’essentiel sur la rencontre et la solidarité. Donc on a donné une dimension sociale à ce projet.

JC : Oui la dimension sociale qui était aussi celle dans l’ONG. J’avais fondé International Impact. Il se trouve qu’on avait déjà développé plein de partenariats avec de nombreuses organisations. De nombreuses associations. Notamment en Europe et cela s’était fortement développé pendant cette période liée à la Covid-19. On avait moins fait de hors Europe mais du coup, on avait développé pas mal de partenariats. Il était temps d’aller voir certains de nos partenaires. Et puis peut-être sur place aller rencontrer d’autres partenaires pour leur proposer d’accueillir des volontaires français, pourquoi pas des Services Civiques.

Astrid : Voilà et comme on est toujours plein d’idées, on a voulu donner d’autres dimensions à ce projet et notamment la dimension pédagogique. Parce que on était amenés à faire l’école aux enfants et on avait envie de partager cela avec d’autres écoles, d’autres enfants de France et d’ailleurs. Donc l’idée de partager cela sur les réseaux sociaux, nous paraissait très important.

JC : Oui cette partie pédagogique a été essentielle et on a découvert, du coup, que de nombreux voyageurs avaient un peu les mêmes questionnements que nous. Est-ce que l’école est adaptée ou est-ce qu’elle ne l’est pas ? Est-ce que finalement on peut apprendre différemment ? On a découvert ce que l’on appelle le World-Schooling, l’apprentissage par le biais du voyage. On a découvert le un-schooling, qui met vraiment l’enfant et ses volontés d’apprentissage au cœur de son processus d’apprentissage justement. Et puis, il y avait aussi toute la dimension écoresponsable qui devenait un peu obligatoire.

Astrid : Oui c’est le bus qui nous a donné cette 3eme dimension, puisqu’il est vraiment très spécifique. Avec ses trente mètres carrés de panneaux solaires, et puis tout un système de gestion et de purification de l’eau. Il est entièrement autonome en énergie, en électricité et en eau. Et cela nous a amené l’envie de se mettre vraiment à l’écologie, à un mode de vie plus écologique que ce que l’on vivait à la maison. Et donc de se mettre d’avantage au zéro-déchets. Oui, tout ce qui est plus écologique.

JC : Oui, puis à l’origine, je pense qu’on est une famille finalement assez classique où on n’avait pas forcément, j’allais dire tout le temps, une démarche spécifique liée à l’écologie mais on se posait des questions et c’est un peu ce qu’on gère dans ce projet. C’est comment vit-on notre lien avec l’eau, avec l’électricité, avec internet ? On est connectés en permanence. Si on se déconnecte de tout cela, qu’est-ce que cela nous apprend sur notre mode de fonctionnement ?

Je pense que c’est au fur et à mesure de ces émissions qu’on va pouvoir dire ce que l’on a découvert et puis aussi poser des questions aux auditeurs, aux internautes. Voilà, aux personnes qui suivent le projet. Parce que chacun peut aussi apporter sa petite pierre à l’édifice, bien évidemment.

Astrid : Voilà donc on est partis sur cette idée folle et aujourd’hui on le réalise.

JC : Tout à fait. Et bien merci Astrid pour cet épisode. On vous retrouve la semaine prochaine pour parler de l’ONG International Impact. Un peu plus la découvrir et notamment découvrir son programme des voyageurs solidaires parce que ce n’est pas la première aventure qui est soutenue par l’ONG. Voilà merci et à la semaine prochaine.

Astrid : Bonne semaine à tous !

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